Laurent Vandanjon

Université Bretagne Sud (UBS) – Samedi 9 juillet – 16h30 – Espace conférence

La musique des plantes et ses fondements scientifiques

Plusieurs types d’appareils sont actuellement commercialisés pour obtenir la musique des plantes à partir de la mesure de leur activité électrique [1]. Ils sont parfois qualifiés de simples gadgets amusants et pourtant il existe des fondements scientifiques très sérieux à cette technologie. De plus, des prolongements dans les domaines de la santé des plantes, des animaux et des humains font actuellement l’objet d’intenses recherches.
Tout a commencé aux Etats-Unis dans les années 1960 avec les expériences de Cleve Backster (inventeur du détecteur de mensonge moderne basé sur des mesures de capacitance) qui a constaté que les plantes pouvaient réagir à des stimulations diverses [2]. Les scientifiques se sont ensuite intéressés à la question et ont confirmé que les plantes peuvent communiquer par différents moyens dont les ondes électromagnétiques. Des publications très récentes montrent qu’il pourrait même exister un véritable langage avec des mots [3] et aujourd’hui certains chercheurs n’hésitent pas à parler d’intelligence des plantes [4], [5], [6].
Mais alors quel est le lien avec la musique des plantes ? C’est Joël Sternheimer, un physicien théoricien qui a déposé en 1983 un brevet « le piano des particules » et qui a compris qu’il était possible d’associer une fréquence à la masse molaire d’une molécule en effectuant des calculs basés sur les lois de la théorie quantique [7]. Des acides aminés peuvent ainsi être convertis en fréquences sonores selon leur poids moléculaire et les protéines constituées par un assemblage d’acides aminés pourront donc être transformées en une suite de notes de musique appelée protéodie.
Nos travaux au laboratoire visent à montrer que la musique enregistrée à partir des plantes contient des séquences de notes répétitives qui pourraient s’apparenter à des protéodies. Or, des études réalisées en particulier par notre partenaire Jean Thoby (plantarium de Gaujacq) ont montré les effets bénéfiques de la musique des plantes sur des cultures végétales ou sur la santé de patients atteints de DMLA ou de troubles psychiatriques (signature en 2015 d’une DME par les médecins de la clinique Brétéché de Nantes) [8]. Les plantes seraient-elles donc capables de jouer la musique des protéines dont nous avons besoin pour nous soigner ?
D’autre part, nous avons élargi le champ de nos investigations à l’eau et nous avons montré qu’il existe des variations d’impédance électrochimique liées à l’information contenue dans l’eau [9]. De plus, nous avons réussi à produire la musique de l’eau et nous pensons qu’il sera bientôt possible non seulement d’informer l’eau par certaines fréquences [10] mais aussi de restituer cette information sous forme musicale. Par exemple, l’eau de mer est reconnue pour ses nombreux bienfaits en raison de sa composition minérale riche et idéalement équilibrée. Les algues marines, véritables concentrés d’eau de mer, ont aussi de grandes vertus régénératrices. Alors pourquoi ne pas imaginer pouvoir prendre un jour un bain de mer en s’immergeant dans la musique des algues pour des séances de « thalassonothérapie » ?

Sont également prévu, une présentation par Hugues Aubin du Climate Change Lab et une intervention de Sylvie JOY