Alexandre Berthaud et Bruno Kervern – Hello World

Hello World est un manuscrit animé par un robot qui l’enroule et le déroule. L’expression « hello world » est traditionnellement utilisée en informatique pour tester un environnement virtuel au moment de sa création. Ici, c’est l’initialisation d’un monde digital qu’une machine traduit en images et en sons. Grâce à ce que les artistes appellent « fictiocosmes », ils peuvent « fictionner » l’univers sans se soucier de la véracité de leurs propos. Ceci leur permet de lier métaphysique et science en explorant un macrocosme spirituel. Ils s’interrogent sur l’espace et le temps. Le plein et le vide, la lumière et le chaos, la vie et le néant, la matière et l’antimatière, nous renvoient à une dichotomie éternelle, un univers technomystique faisant écho au système binaire de l’informatique. Le manuscrit devient l’allégorie du cosmos en matérialisant la donnée numérique et en laissant une empreinte dans le réel.